Critique│La Horde du Contrevent

la horde du contreventAuteur: Alain Damasio // Première publication:  2004 // Genre: Science fiction, Fantastique
Cette édition: 700 pages, publié en mars 2015 par Folio SF // Achetez-le

Lu en juillet 2016

Synopsis (depuis Goodreads)

Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont.
Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime.

Ce que j’en ai pensé

Depuis que je me suis mise à lire de la science fiction il y a environ deux ans, je n’ai lu que de la SF anglo-saxonne. Etant donné que je lis en anglais la plupart du temps, ça ne m’avait pas posé plus de problème que ça. Je veux dire par là que je n’avais pas tellement considéré chercher à lire en français.
C’est en me retrouvant dans une librairie dans le rayon SF que je me suis fait la réflexion que je n’avais lu aucun auteur de science fiction français. Et je me suis dit que c’était bien dommage. Plusieurs recherches Google plus tard, j’ai pu constater qu’il y avait un nom et un titre qui revenaient systématiquement dans les listes des meilleurs livres de SF français : Alain Damasio et sa Horde du Contrevent. Ni une ni deux, me voilà de retour dans ma librairie pour en acquérir un exemplaire… qui passera plus d’un an sur ma bibliothèque sans que j’y touche. Parce que La Horde est quand même un livre qui en impose et qui intimide. Déjà par sa taille, 700 pages tout de même, et puis par sa réputation. Comment aborder un livre dit être le meilleur de sa catégorie ?

la horde du contrevent - autographe

C’est par hasard que je vois un jour qu’Alain Damasio vient parler de sa vie/son œuvre dans la librairie de ma ville. Je profite donc de l’occasion pour aller l’écouter, et faire dédicacer mon exemplaire de La Horde… Ça fait toujours plaisir… J’ai beaucoup apprécié le discours de Damasio, et maintenant que j’ai le livre dédicacé, quelle meilleure occasion que d’enfin le commencer. Ce que j’ai fait. Et j’y ai passé presque deux mois.

La Horde du Contrevent est un chef d’œuvre de littérature. Je ne vois pas comment le décrire autrement. Le livre est construit d’une façon très singulière que je n’avais jamais vue auparavant. La complexité des noms des personnages, et leur nombre important rendent les choses un peu compliquées dans un premier temps, mais on arrive au bout d’un moment à reconnaître chaque personnage à la façon dont ils s’expriment. Malheureusement, je n’ai pas été emportée par l’histoire comme je l’avais espéré. Peut-être suis-je trop limitée intellectuellement pour saisir toutes les nuances philosophiques probablement parsemées ici et là, ou peut-être ai-je loupé quelques éléments cruciaux (ça vous le fait à vous aussi de lire, et puis de vous rendre compte que ça fait trois paragraphes que vous avez décroché et que vous ne savez plus ce qu’il se passe ?) qui m’auraient permis de mieux comprendre certaines choses. Je n’ai pas envie de dire que je me suis ennuyée, parce que certains passages sont vraiment très prenants, mais dans l’ensemble, je n’ai pas accroché plus que ça à l’histoire, et certains éléments trop peu développés m’ont fait me poser des questions auxquelles on ne répond jamais…

Ma note

J’ai beau reconnaître la valeur littéraire de ce livre et lui donner une bonne note, il ne fera cependant pas particulièrement partie de mes favoris à l’avenir. Je suis contente de l’avoir enfin lu, mais j’ai eu le sentiment de le lire plus par obligation que par plaisir. Comme lorsqu’on lit un classique en classe, qu’on sent que vraiment c’est bien, mais que concrètement on aurait préféré lire autre chose.

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